Le premier ministre chinois LI Keqian s’est rendu le 12 novembre à Singapour pour cinq jours à l’occasion du  33e sommet de l’ANSEA.

Durant cette visite officielle, les gouvernements chinois et singapourien ont multiplié les accords pour renforcer leurs coopération.

On peut noter que pour la première fois  un accord de libre échange mentionne la BRI.

Après plusieurs années de négociation, Singapour et la Chine ont signé en 2008 un accord de libre-échange, celui-ci a été renforcé lors de cette rencontre et les deux états se sont engagés à promouvoir la BRI  et reconnaissent le caractère essentiel de cette initiative pour le développement régional.

Jusqu’à maintenant la Chine avait multiplié les mémorandums d’entente avec ses partenaires concernant la BRI. Mais ces accords, bien que nécessaires, ne sont pas réellement contraignants.

L’inclusion de la BRI dans cet accord de libre échange témoigne d’une plus grande structuration de la BRI et de l’engagement à long terme de la Chine et de Singapour dans cette initiative.

Singapour est souvent considéré comme la porte d’entrée de l’ANSEA. La BRI pourrait devenir une priorité pour l’ensemble des états de la région.

Lors de cette rencontre, Li Keqian et le premier ministre singapourien Lee Hsien Loong ont signé un accord concernant le « nouveau corridor commercial international terre mer » (New International  Land-Sea Trade Corridor,  ILSTC) suivant l’Initiative de Connectivité de Chongqing, unprojet sino-singapourien inauguré en 2015 pour renforcer les échanges entres l’Ouest la Chine et l’Asie du Sud-Est. L’objectif de cette initiative est de développer les infrastructures multimodales dans cette région grâce notamment à l’expérience de Singapour, et donc de réduire les coûts et la durée de transport de marchandises entre ces deux hubs régionaux que sont Singapour et Chongqing.

La coopération entre Singapour et la Chine est ancienne et fructueuse. Singapour a participé aux premières étapes du développement de la Chine.  Dès 1994, la Chine et Singapour développaient ensemble le parc industriel de Suzhou, et en 2008, les deux se sont engagés à construire l’écocity de Tianjin, un autre projet majeur dans le nord de la Chine.

L’initiative de connectivité de Chongqing s’inscrit pleinement dans le projet de la BRI.

Suivant les modifications apportées au traité de libre-échange, les entreprises singapouriennes devraient bénéficier d’un accès plus large au marché chinois notamment dans le e-commerce, et devraient voir certains de ses tarifs réduits.

Grâce à la BRI, Singapour devrait conforter sa positions de leader dans le secteur des finances et des infrastructures dans le sud est asiatique. Pour Singapour, la BRI est justement considérée comme un moyen de renforcer ses relations avec la Chine et de bénéficier des retombées du développement économique des provinces de l’ouest de la Chine.

La BRI et l’accord de libre-échange Chine Singapour
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