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Alors que le monde connaît une crise sanitaire majeure, des voix se sont élevées pour remettre en question la mondialisation et les échanges internationaux. Déjà, des partisans du populisme et du protectionnisme demandent la diminution des échanges, qui selon eux, auraient pu empêcher la diffusion du Covid-19.  Ce n’est évidemment pas la solution. Cette épidémie mondiale, qui après avoir touché durement la Chine, s’étend encore sur tous les continents, et ne pourra être stoppée que grâce à une plus forte solidarité entre les nations.

Le pire et le meilleur de l’Humanité

Avec le Covid-19, nous avons pu aussi constater la fragilité de notre société avec la fermeture des frontières, l’écroulement des bourses, l’arrêt des compagnies aériennes et la réduction totale du tourisme ; mais plus grave encore, des systèmes de santé qui n’arrivaient pas à faire face à l’épidémie. Seule la Chine a pu résister à cette effroyable crise, et par la suite a offert son aide à la communauté internationale.

Durant cette épidémie, nous avons malheureusement pu voir le pire de l’humanité à travers des manifestations de racisme et de discriminations envers les Asiatiques, l’égoïsme de certains se ruant dans les supermarchés ou ne respectant pas les consignes de sécurité. Nous avons pu aussi déplorer une absence de solidarité entre certains pays, qui auraient dû instaurer une trêve pour sauver des vies.

Mais nous pouvons aussi apprécier l’abnégation et la solidarité qui règnent de par le monde. Tout d’abord parmi les médecins, mais aussi les infirmières, tout le personnel hospitalier qui continuent de lutter contre cette épidémie, jusqu’à l’épuisement, -nous avons tous en tête ces images de soignants au visage marqué par leur masque-, certains d’entre-eux sacrifiant leur vie. Nous ne pouvons aussi que remercier les entreprises qui ont changé leur production pour produire plus de masques ou de solution hydroalcoolique, ainsi que toutes les personnes, à leur niveau, qui tentent d’apporter une pierre à l’édifice, en gardant les enfants d’une infirmière, ou en faisant les courses pour des voisins âgés. A toutes ces personnes, nous disons merci.

Il nous faut aussi remercier la Chine, qui après avoir été durement touchée par l’épidémie, s’est montrée d’une générosité à toute épreuve en apportant son expertise et offrant son matériel aux autres nations. La Chine a montré alors sa responsabilité de grande puissance.

Plus de coopération

Tous ensemble nous pouvons, et nous arriverons à vaincre le Covid-19 ; il nous faudra trouver le traitement adéquate, et le vaccin, qui nous l’espérons ne sera pas destiné qu’à un seul état, mais à l’ensemble de l’humanité. Mais ne nous trompons pas. Après le covid-19, nous devrons probablement à nouveau affronter d’autres épidémies. Bien sûr certains seront tentés de se replier sur eux-mêmes, de fermer leurs frontières, de dénoncer la mondialisation, et donc d’accroitre la peur envers l’autre.  Mais ce n’est pas la mondialisation qui doit être blâmée, mais le fait qu’elle ne soit pas complète. Bien sûr les échanges de capitaux, de biens, et de personnes n’ont jamais autant été nombreux, mais cette mondialisation n’est pas complète. Les bonnes pratiques et la solidarité doivent aussi devenir mondiales.  Cela signifie que les activités de l’Organisation Mondiale de la Santé doivent être soutenues, et son budget augmenté pour faire face aux prochaines pandémies. Il y a quelques jours, le président chinois a invité son homologue français à travailler ensemble à la construction d’une communauté de la santé commune pour l’humanité. Car ne nous trompons pas, après le Covid-19, nous devrons à nouveau faire face à d’autres défis sanitaires mondiaux, c’est pourquoi il nous accroître la coopération médicale entre tous les états.

Dans ce contexte de crise, l’initiative « Ceinture et Route » peut devenir un vecteur majeur de cette coopération sanitaire. La nouvelle route de la Soie n’est pas seulement un projet de financement d’infrastructure et de transport. Il ne s’agit pas uniquement de développer les échanges de marchandises entre la Chine et le monde. L’initiative « Belt and Road » présente une très forte dimension humaine avec des échanges culturels et universitaires. La santé est aussi un domaine couvert par l’initiative « Belt and Road ».  Ainsi, en 2017, la Chine s’est engagée auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé pour renforcer la coopération médicale avec les états de l’initiative « Belt and Road », notamment pour apporter son assistance dans le traitement des maladies tropicales comme le paludisme.

D’autre part, le programme « Healthy China 2030 » adopté par le gouvernement chinois en 2016, et qui fait de la santé une priorité majeure pour la Chine peut aussi servir d’exemple pour les pays en développement ou développés, pour recentrer le développement sur l’Humain.

Nous avons aussi pu constater que la digitalisation et l’utilisation des « big data » dont le développement est encouragé dans l’initiative « Belt and Road » a permis à la Chine de mieux contenir l’épidémie dans la province du Hubei. Ces solutions digitales, peuvent aussi être partagées à l’ensemble du monde dans le cadre de l’initiative « Belt and Road ».

Les pandémies n’ont pas de patrie et touchent tous les pays, elles tuent et appauvrissent. Ce n’est qu’avec plus de solidarité que nous pourrons faire face à ces catastrophes sanitaires. L’initiative « Belt and Road » constitue un moyen pour lutter plus efficacement contre le Covid-19 et les autres menaces sanitaires, en accroissant la coopération et partageant nos solutions. Il n’est pas possible de stopper la mondialisation, mais l’initiative « Belt and Road » peut permettre de mieux l’accompagner et d’apporter santé et prospérité sur tous les continents. Ainsi unis, nous serons plus forts !

Dr. Sébastien Goulard, coordinateur d’OBOReurope en collaboration avec M. Aliou Sissoko, président du Club des Amis de la Chine.

Pour une route de la Soie de la santé
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