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Une nouvelle route devrait bientôt relier l’Europe à l’Asie.  Début juillet 2019 , le premier ministre russe Dimitri Medvedev a donné son accord pour la construction d’une nouvelle autoroute de plus de 2000 kilomètres pour mieux connecter l’Europe au Kazakhstan et à la Chine.

Cette nouvelle illustre aussi l’évolution de l’initiative « Belt and Road »  dont les projets sont de plus en plus financés grâce à des investisseurs privés. Ainsi, contrairement à d’autres projets autoroutiers, cette route sera en grande partie financée par des capitaux privés. Ce projet, intitulé « Meridian Highway » est porté par Alexander Ryazanov, un ancien dirigeant de Gazprom. Son coût est estimé à 8,5 milliards d’Euros ; selon une étude, ce projet devrait être financièrement rentable dans une douzaine d’années.

Cette route ne remplacera pas le réseau ferré comme principal support des routes de la soie continentales en Eurasie, elle sera complémentaire, et permettra de soulager le réseau ferroviaire qui pourrait être saturé en raison du trafic croissant des échanges entre la Chine et l’Europe.

Contrairement aux voies ferrées le long desquelles il est parfois difficile de créer de nouvelles opportunités de développement, un réseau d’autoroutes entre le Kazakhstan et la Biélorussie devraient permettre de redynamiser de nombreuses villes et régions du sud de la Russie. Avec cette route, la Russie a aussi pour objectif de conserver ses relations avec l’Asie centrale et de faire avance son projet d’Union Economique Eurasiatique.

Une réponse européenne souhaitée

Ce projet doit être étudié en détail par l’Union Européenne. Il s’agit de coopérer avec la Russie pour mieux connecter les réseaux européens, notamment à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne afin de rendre cette nouvelle route la plus pratique possible. Des projets de coopération entre l’Europe et le Kazakhstan devraient aussi être menés pour développer le segment reliant la Chine à la Russie.

Pour les investisseurs européens, c’est aussi l’occasion de se (ré)-implanter en Russie dans les villes traversées par cette nouvelle route.  Nul doute que les villes situées sur cette autoroute entre Sagarchin et Smolensk vont devenir plus attractives et de nouveaux besoins (commerce, logistique) vont s’y développer. Les promoteurs du projet ont déjà annoncé vouloir attirer des entreprises chinoises sur cette route. Les Européens doivent eux-aussi pouvoir s’y implanter.

Pour que l’ensemble de ces projets de connectivité deviennent réalité, il faudra aussi que l’Union Européenne et la Russie règlent leurs différents pour que biens et services puissent être échangés facilement entre l’Europe et l’Asie.

La nouvelle route russe de la BRI
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