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La Syrie pourrait bénéficier prochainement d’investissements russes et chinois pour sa reconstruction.

Annonce d’investissements russes en Syrie

A la Mi-décembre 2019, le gouvernement russe a annoncé plusieurs projets d’investissements en Syrie., et notamment dans le port de Tartous.  Ce port est le second de Syrie après celui de Lattaquié

Sous l’URSS, le port de Tartous abritait déjà une base navale soviétique, celle-ci a été rénovée en 2015 pour la marine russe. En juin 2019, le parlement syrien approuvait une loi accordant  le port de Tartous à l’entreprise russe Stroytransgaz pour une période de 49 ans.

Selon l’annonce de l’ancien vice premier ministre russe Yuri Borisov, la Russie pourrait investir près de 500 millions de dollars à Tartous pour agrandir et rénover ce port méditerranéen. Un terminal à céréales (la Syrie importe d’importantes quantité de blé russe) pourrait être construit dans le port.

Moscou et Damas réfléchissent aussi à la construction d’une ligne ferroviaire qui relierait le littoral méditerranéen  au Golfe persique, en coopération avec l’Irak.

La Syrie et la BRI

Quelques jours avant l’annonce faite par M. Borisov,  le président syrien Bachar el-Assad déclarait que son pays réfléchissait sérieusement à rejoindre la BRI, et avait proposé à la Chine plusieurs projets de coopération.

Après huit ans de guerre civile, la Syrie fait face à des besoins immenses pour sa reconstruction. Il s’agit de rebâtir entièrement certaines villes et de créer de nouveaux réseaux d’infrastructure, pour assurer un retour à la normalité. Selon les Nations Unies, la reconstruction de la Syrie nécessite environ 400 milliards de dollars.  

Contrairement à l’Union Européenne, la Chine ne fait pas d’une possible transition politique à Damas une condition sine qua non pour aider la Syrie.

La participation de la Syrie à la BRI permettrait de créer un nouveau corridor traversant le Moyen-Orient reliant l’Iran à la Syrie en passant par l’Irak, et serait donc bénéfique pour l’ensemble des états de la région.

L’immensité des besoins fait qu’il n’y a pas de compétition entre la Russie et la Chine sur le dossier syrien. Les projets d’infrastructure demanderont une plus forte coopération entre la Chine, la Russie et les puissances régionales.

Au-delà des infrastructures

L’initiative Belt and Road est souvent réduite aux seules infrastructures, cependant une très forte dimension de ce programme concerne les échanges commerciaux, culturels, éducatifs entre la Chine et le reste du monde.

La reconstruction de la Syrie n’est pas limitée aux seules villes et routes, il faudra aussi reconstruire les institutions, redonner les moyens à la population de créer des activités, de se former à nouveau. La rénovation de l’économie syrienne passera notamment par un développement de ses universités et la Chine pourrait offrir son expertise dans ce domaine.

Cette normalisation de la Syrie devrait prendre beaucoup de temps et dépendra notamment de la capacité de la Chine à assurer la stabilité de la région.

La Russie et la Chine sur la BRI en Syrie
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