En février 2018, plusieurs leaders politiques européens ont émis des réserves à propos de la BRI. Lors de sa visite en Chine début février, Theresa May a refusé que son pays le Royaume-Uni adhère au programme de la BRI. En Allemagne, le  ministre allemand des affaires étrangères Sigmar Gabriel a émis des craints à propos de la BRI et la chancelière Angela Merkel s’est dit inquiète sur un possible manque de réciprocité dans les échanges entre l’Europe et la Chine.

Les entreprises européennes se montrent optimistes, ainsi selon une récente étude publiée par les Chambres de commerce d’industrie allemandes, près de 30% des entreprises allemandes pensent profiter de la BRI; le autres n’ont pas encore assez d’information sur ce projet pour se prononcer.

Un guide pour les entreprises allemandes vient d’être publié par “Germany Trade & Invest (GTAI)” et l’association des chambres de commerce et d’industrie allemandes pour aider les entreprises allemandes à participer à la BRI. Selon GTAI, les entreprises allemandes et européennes doivent être encouragées à saisir les opportunités offertes par la BRI. Pour cet organisme, les règles qui encadrent les projets soutenus par la BRI, sont suffisamment claires et transparentes pour permettre la participation des entreprises allemandes.

Londres, et les entreprises européennes du secteur de la finance sont elles aussi intéressées par la BRI et désirent plus de coopération avec la Chine. En décembre 2017, la City londonienne est devenue partenaire du “bureau de facilitation pour le financement des infrastructures” de  Hong Kong (Infrastructure Financing Facilitation Office-IFFO) afin es renforcer la coopération entre la place financière britannique et les banques chinoises sur les projets liés à la BRI.

On peut noter donc que  les entreprises européennes montrent une forte volonté à participer à la BRI; il s’agit maintenant pour le pouvoir politique d’accompagner cette tendance afin de favoriser les échanges entre l’Europe et l’Asie.  Il ne suffit pas pour les leaders européens d’émettre des réserves sur le manque de réciprocité entre l’Europe et la Chine, mais de faire des propositions concrètes pour développer la coopération sur la BRI.

Les entreprises européennes désireuses de participer à la BRI
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