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A l’occasion du second forum Belt and Road pour la coopération internationale, le président chinois a pu s’entretenir avec plus de trente chefs d’état et de gouvernement  sur les prochains projets de la BRI. Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a ainsi pu échanger avec Xi Jinping. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés il y a un an, lors de la visite de Sebastian Kurz et du président autrichien  Alexander Van der Bellen à Beijing. L’Autriche et la Chine avaient alors signé un partenariat stratégique d’amitié, et Vienne avait obtenu le statut d’observateur au format 16+1 qui réunit la Chine et l’ensemble des états d’Europe centrale et orientale.

Lors de cette nouvelle rencontre, le président chinois a invité l’Autriche à devenir membre à part entière de la coopération entre la Chine et l’Europe centrale et orientale qui réunirait alors la Chine et 18 pays européens (suite à la participation de la Grèce depuis début avril 2019). L’Autriche comme la plupart des états d’Europe centrale et orientale ont formalisé leur participation à la BRI, et Beijing espère que ses partenaires d’Europe centrale viennent à bout des résistances de l’Allemagne.

Une participation plus active de l’Autriche aux initiatives chinoises permettrait d’avancer plus rapidement sur les projets infrastructures de la BRI en Europe.  Un des objectifs chinois est de développer un nouvel axe ferroviaire du port du Pirée en Grèce jusqu’à Budapest en Hongrie. Cette ligne pourrait facilement être prolongée jusqu’en Autriche avec le soutien de Vienne. Les infrastructures autrichiennes pourraient à l’avenir jouer un rôle important de jonction entre la route des Balkans, la route italienne qui devrait se construire à partir de ports italiens tels que Trieste, et les marchés de l’Europe occidentale (Allemagne, BENELUX et France).

Le futur rôle de l’Autriche dans l’initiative « Belt and Road » ne se limite pas aux infrastructures. Culturellement, et historiquement, l’Autriche a servi de pont entre l’Europe orientale et occidentale, et les entreprises autrichiennes sont parmi les premières à investir dans les états orientaux de l’Union Européenne et les Balkans occidentaux. En renforçant son partenariat avec Vienne, Beijing espère aussi apprendre de l’expérience autrichienne et s’implanter durablement dans toute l’Europe centrale et orientale.

Pour Vienne, c’est une occasion de redevenir un carrefour majeur en Europe.

Vers un format 18+1? Le partenariat Chine-Autriche
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